DFCI V 16 : Le Lozet / Paprec

Les travaux de cette voie de Défense des Forêts Contre les Incendies DFCI sont l’exemple type de ce que condamne le Grenelle de l’environnement : une balafre dans la nature, pire dans une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique et un Espace Boisé Classé.

Le travail réalisé supprime le sol naturel, empêche la vie végétale par impossibilité de constitution de l’humus.

Le tracé actuel, en plein massif forestier est très dommageable pour la faune.

Ce tracé n’a pas d’utilité pour protéger contre les incendies : un axe Nord-Sud, dans le sens du vent dominant, n’empêche pas le feu de progresser.

Les associations préconisent la réalisation d’une interface habitats/forêts, orientée Est-Ouest, en bordure de la ZNIEFF beaucoup moins dommageable pour la nature et la biodiversité. Cette interface constituerait une protection plus efficace contre les incendies, elle a été qualifiée de bonne idée par le Colonel des Pompiers et la DDAF, mais refusée car cette zone est située sur un terrain privé.

Non dénonçons :

- Le refus de dialogue et de concertation par la Mairie, le SIVU, l’ONF, la DDAF.

- L’imposition de solutions par des personnes qui ne connaissent pas les lieux.

- Les travaux de protections incendies dans un domaine privé, à l’abandon depuis 60 ans.

- Le gaspillage d’argent public (bureau d’études, personnel ONF, SIVU, etc….)

Si nous avions laissé faire :

- Le chemin du Grand Montagné aurait 8,00 ml de large sans aucun arbre en bordure….

- Nos propriétés auraient été dévastées par un déboisement massif (voir exemple sur le chemin).

- Notre cadre de vie  détruit !

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ZNIEFF “La Montagne de Villeneuve” Zone naturelle d’interêt écologique faunistique et floristique

Le Muséum national d’histoire naturelle, dans le cadre de l’inventaire national du patrimoine naturel, a classé une grande partie des  massifs et garrigues, s’étendant sur une ligne orientée du Sud-ouest au Nord-est de Villeneuve lès Avignon en ZNIEEF de 2ème catégorie. Cette ZNIEFF étendue sur 630 hectares englobe en particulier le Grand Montagné et les falaises de Pujaut. Sur ce site dit « Montagne de Villeneuve », le SIVU des Massifs de Villeneuve en collaboration avec l’ONF (Maître d’œuvre) réalise et prépare des aménagements.

Une piste DFCI référencée V15 a déjà été réalisée en bordure de la ZNIEFF, sans aucun souci du respect de l’environnement naturel.

Il existe également un projet de DFCI référencé V16 qui doit se situer en quasi totalité sur la ZNIEFF.

D’une part ce projet DFCI V16 traversant la ZNIEFF depuis le Centre Equestre du Lozet aboutirait à l’ancien étang de Pujaut en passant par des sites de barrières rocheuses sur lesquelles se trouvent des aires de nidification du Hibou grand-duc, rapace nocturne protégé et très sensible au voisinage des zones anthropiques. Déranger ces oiseaux aboutirait à leur disparition des sites concernés.

De plus, sur ces massifs et garrigues de la ZNIEFF vivent bon nombre d’autres espèces protégées d’oiseaux : la Fauvette pitchou, le Traquet oreillard, l’Effraie des clochers, le Busard cendré, l’Engoulevent d’Europe, l’Alouette lulu, le Pipit rousseline, le Bruant ortolan, qui figurent toutes à l’annexe 1 de la Directive Oiseaux. On y trouve aussi plusieurs espèces de serpents (Couleuvre de Montpellier, Couleuvre d’Esculape, Couleuvre à échelons) et de lézards (avec entre autres le lézard ocellé, espèce particulièrement sensible), des mammifères (dont la Genette, espèce rare et protégée)….

Nous sommes parfaitement d’accord sur la nécessité absolue de protéger les zones habitées des quartiers des Hauts de Villeneuve et du Montagné contre les risques d’incendie. Mais nous estimons que la DFCI V16 envisagée ne constitue en aucun cas une réponse cohérente. En effet cette voie, orientée grosso modo Nord / Sud, donc dans le sens du vent dominant, ne contrarierait en rien la progression du feu et n’assurerait pas la protection du massif. Il nous paraît que la création d’une interface  forêt/habitats constituerait une réalisation tout à fait apte à remplir ce rôle de protection. Nous avions déjà fait part à Monsieur le Préfet de notre position sur ce sujet dans nos courriers des 4 novembre 2008 et  18 mai 2009.

Toutes ces considérations nous amènent à estimer qu’il est nécessaire, sur de telles zones, de limiter considérablement l’intervention humaine, surtout lorsque le bénéfice des réalisations paraît illusoire quant au but recherché comme nous l’avons vu ci-dessus.

De plus, les ouvrages réalisés ou projetés aboutissent à une fragmentation des espaces naturels, ce qui est considéré dans le Grenelle de l’Environnement comme une cause importante de la perte de biodiversité.

Il nous paraît donc indispensable qu’avant toute intervention sur des zones sensibles que sont les ZNIEFF, il soit procédé à des études d’impact réalisées par des scientifiques ayant des compétences reconnues dans le domaine de la protection de l’environnement.

Au vu des résultats catastrophiques de la piste DCFI V15 réalisée avec saccage de la nature au bulldozer, ne laissant aucune chance aux espèces préservées de subsister, nous pensons nécessaire de stopper les travaux à venir de la DFCI V16 immédiatement dans cette zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique reconnue et classée par le Muséum national d’histoire naturelle.

Nous pensons également que, dans de telles zones, il serait fortement souhaitable d’interdire la chasse, une telle activité aboutissant à la raréfaction ou même à la disparition d’espèces animales sensibles.

Villeneuve lès Avignon a la chance d’être implantée dans un milieu naturel riche qu’il faut absolument sauvegardé ce qui en fait l’attrait.

Pour la conservation de la ZNIEFF “La Montagne de Villeneuve” :

L’Association pour la Protection du Montagné en collaboration avec le Collectif Eco-citoyen et le CLAN.

Quartiers du Montagné / Rocailles / Cévennes : des contre-exemples déplorables d’”Aménagement durable” !!

AMENAGEMENT DU CHEMIN DES ROCAILLES

chemin_des_rocaillesIl y a presque un an les services techniques de la Mairie de VLA, sur ordre de l’adjoint aux travaux, Monsieur ULLMANN, ont détruit le jardin méditerranéen situé en bordure du chemin des Rocailles. Ce jardin atténuait efficacement les ruissellements d’eaux pluviales et constituait un ralentisseur naturel pour les automobilistes.

La municipalité désirant aménager le chemin des Rocailles a découpé ce chemin en trois tronçons et a organisé deux réunions d’informations pour les riverains .

Pour la première partie ces travaux sont déjà réalisés et chacun peut constater l’échec de cette réalisation :

  • Mise en place de goudron sur toute la largeur disponible entrainant une augmentation des ruissellements d’eaux pluviales, contrairement aux exigences du PLU.
  • Mise en danger des piétons et des cyclistes due à l’augmentation de la vitesse des voitures.
  • Aucun espace vert, pas un arbre, aucun aménagement paysagé, une dégradation complète des lieux et du paysage.

En clair on est à l’opposé du développement durable.

Pour le troisième tronçon entre la rue Auguste Renoir et le chemin du Grand Montagné la municipalité va réaliser au cours du mois de juillet les travaux suivants :

  • Un drain de récupération des Eaux Pluviales sur le côté du chemin des Rocailles dans le sens de la pente vers le fond de la vallée.
  • Une piste pour piétons contre la voie actuelle sans séparation.

Aucun arbre, pas d’espace vert…..Comme déclare notre première adjointe « faire propre » (1) !

Nous restons extrêmement sceptiques sur le drainage envisagé. Le stockage des eaux pluviales dans une pente est difficile à réaliser et sera forcément d’une capacité limitée. Dans tous les cas il n’existe pas de réseau d’eaux pluviales dans ce quartier et les débordements des bassins du lotissement Le Clos du Montagné ont déjà provoqué de gros dégâts dans les propriétés en aval. Des drainages réalisés récemment dans le quartier (chemin du Lozet) ne fonctionnent pas. Le drainage dans le sens de la pente concentre les eaux pluviales et les accélère. La solution proposée aggrave les problèmes au lieu de les résoudre.

La partie piétons sans séparation avec le goudron va permettre aux véhicules de se croiser en empruntant la zone piétons et de fait augmenter la vitesse des véhicules.

La vision de la municipalité concernant l’aménagement des chemins et de notre quartier en général n’est pas en harmonie avec celle des habitants. Nous refusons la transformation de ces chemins de campagne en boulevard entièrement recouvert de goudron sans aucun espace vert et aggravant les problèmes de ruissellements des eaux pluviales.

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Avenue des CEVENNES

avenue_des_cevennesLa dernière réalisation de notre municipalité, l’aménagement des trottoirs de l’avenue des Cévennes est de nouveau un superbe exemple d’incohérence :

  • Le Plan Local d’Urbanisme adopté par le conseil municipal de VLA en Avril 2007, décrit dans son rapport de présentation, les problèmes de ruissellements d’eaux pluviales en milieu urbain et présente avec acuité les risques et les dommages encourus sur notre commune. Ce document recommande particulièrement d’éviter d’aggraver le risque.
  • Ces derniers jours une entreprise pour le compte de la Mairie a enlevé le revêtement d’un des trottoirs. Et contre toute attente l’entreprise a commencé la mise en place d’un revêtement goudron sur toute la largeur disponible, soit 3 a 4 mètres en moyenne. Sur 0,05 m d’épaisseur et 500m de long = 50 m3 environ 70 t de goudron à x 150 €/t =  10 500 € plus les travaux de démolitions et de terrassements.

Il est évident que cette réalisation est strictement contraire aux exigences émises et va aggraver les ruissellements d’eaux pluviales. A croire que l’adjoint au Maire délégué aux travaux ignore les dispositions du PLU. Si notre municipalité n’est pas exemplaire en la matière, il est injuste de mettre en application ce PLU chez de simples citoyens.

Encore une fois pas d’espace vert, pas d’arbre, “c’est propre” !

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Conclusion :

L’aménagement des voies et des espaces verts de la RN 900 au niveau des Priades sur la commune de LES ANGLES pourrait servir d’exemple à nos élus qui semblent être en mal d’inspiration. Une véritable politique de trame verte ou de quartier vert pourrait aussi être imaginée et appliquée dans ces quartiers des Hauts de VLA.

Bien que plus rien ne nous étonne dans les décisions de notre municipalité nous tirons de nouveau la sonnette d’alarme pour ces travaux inutiles et irréfléchis. Il est urgent de ne plus jeter notre argent par la fenêtre. En cas d’échec, ce qui paraît évident, nous ne manquerons pas d’identifier les responsables, ces derniers devront s’expliquer tant sur le plan de la sécurité que sur le plan financier.

La politique du développement durable prônée par la municipalité n’est donc que du « Green washing » (2) !

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(1) Pour nos élus, « faire propre » consiste à remplacer la végétation et la terre par du goudron…..

(2) Le terme Greenwashing (traduit généralement par “blanchiment écologique”) est utilisé pour désigner un procédé de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement, etc) dans le but de donner à l’opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d’argent a été investi en publicité verte (la couleur verte symbolisant ici l’écologie) qu’en de réelles actions en faveur de l’environnement.

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Il semble que le Groupe Paprec manque de place dans son parking …

NOS DECHETS VALENT DE L’OR

Deux membres du collectif Eco citoyen ont été conviés à visiter le 23 Juin dernier le Centre de traitement et de valorisation des déchets (incinération et tri) de Vedène, dans le cadre de la campagne municipale « Développement Durable ».
Voici en quelques lignes les informations puis enseignements que je livre ici en partage :

NOVERGIE, filiale de SUEZ environnement dispose d’une Délégation de Service Public pour la valorisation des déchets du Pays d’Avignon.
Deux modes de traitement opèrent dans ce centre :
Incinération des ordures ménagères (bacs gris) : 200.000 tonnes par an
Valorisation des déchets recyclables (bacs jaunes) : 10.000 tonnes par an.
Ces tonnages concernent 8 communes du Syndicat Mixte pour la Valorisation des Déchets du Pays d’Avignon.
La part du SMICTOM de Villeneuve s’élève à
Incinération : 7500 tonnes
Valorisation : 1500 tonnes triées
Soit 6% du total environ.
Sur les 1500 tonnes triées par les Villeneuvois, près de 40% sont refusées (mal triées) ce qui représente un surcoût de près de 120.000 € de la Taxe Ordures Ménagères.
Bien que les opérations soient en majorité automatisées, une vingtaine de salariés hormis l’encadrement technique…et commercial travaillent au tri, dans une odeur nauséabonde qu’on finit par oublier après quelques heures !
Pour ce qui concerne l’incinération :
1 tonne de déchets incinérés produit 3m3 de machefers revendus en sous couche voierie et de la vapeur qui permet grâce à un turbo alternateur, de produire (7 MgW d’électricité par turbine, dont deux sont utilisés en interne et 5MgW revendus à EDF). Les chiffres sont faramineux (températures à 1200°, vapeurs à 300°, tonnages effrayants) et les salles de commandes et de contrôles équipées en conséquence. Un joint défaillant et c’est la catastrophe !
Les Résidus d’Incinération (REFIOM), après captage des métaux lourds (arsenic, mercure, plomb, chrome…), puis des (gaz acides, chlore, oxydes de soufre et volatiles), sont des carbonates de sodium (qui retournent aux cycles de fabrication des détergents et du verre), les derniers résidus, mélangés à du ciment pour les stabiliser, sont enfouis .
Pour ce qui concerne le tri :
Deux problèmes majeurs : les refus (erreurs de tri) et depuis peu, la crise économique et ses répercussions majeures sur l’industrie automobile – principal acheteur des plastiques et métaux recyclés, puis la chute des cours de ventes de ces matières premières, sans compter la charge de main d’œuvre sur les chaînes de tri.
Si le traitement des déchets (particuliers, industries, déchets à risque infectieux) représente un coût énorme pour l’usager, fashion-victime du sur-emballage , sans compter les dommages collatéraux sur l’environnement (pollutions, déforestation, réchauffement climatique, transports….)., une fois valorisés, et remis dans le circuit ou transformés en nouveaux produits d’un « simple geste », nos ordures produisent de la croissance, du PIB, et une rentabilité optimale pour l’actionnaire, (Suez = 6milliards distribués en 2007. Le principe s’applique d’ailleurs à tout traitement, épuration ou dépollution (air, eau, sites industriels, sols, etc …).
Pour faire plus de croissance, polluons plus !
Le citoyen est certes un maillon dans cette chaîne, au niveau de l’acte de tri (niveau souvent mis en avant dans le discours ambiant), il peut l’être également et de manière essentielle dans son geste de consommation, sa capacité à éviter le gâchis dont la responsabilité revient aux industriels et autres médiateurs qui en font la promotion. (niveau souvent absent dans le lavage de cerveaux contemporain).
C’est une visite qui éclaire notre grille de lecture du système hyper-productif aberrant dont on connaît maintenant les conséquences. Les montagnes d’ordures mobilisent les énergies écologistes. Je vous la conseille vivement. Nous tâcherons de vous la proposer dans le courant du mois d’octobre 2009.
A bon entendeur, SALUT !

Balade colline des Mourgues du samedi 6 juin 2009

SAISON V
Si vous avez aimé la saison IV (Les Bouscatiers), vous adorerez
la saison V d’Environnement à Villeneuve…
Bonjour, toi que je ne connaissais pas, toi qui ne me connaissais pas, rappelle toi…
Et ne m’en veux pas si je te tutoie…
Comme moi tu apprécies le cadre magnifique de cet espace vert et encore un peu sauvage au cœur de ta ville.
Comme moi tu te demandes pourquoi il faut prendre des arrêtés pour “prendre soin” de notre sécurité ?
Arrêtez de prendre et donnez…
Arrêtons les arrêtés, et comme le dit B Franklin: ” Toute société qui est prête à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et fini par perdre les deux”…
Tu as découvert ce lieu avec ravissement, tu t’es demandé pourquoi faire quelque chose dans un endroit si beau, alors que la sagesse serait de laisser faire.
Qu’il est difficile de rester sans rien faire quant tout s’agite autour de nous …
Ce coin de nature déjà bien trop apprivoisé, nettoyé, ne demande qu’à pousser librement, se régénérer tout seul, et comme le dit ton ami “il faut y aller à la pince à épiler” pour le bichonner, le mettre en valeur, et respecter la biodiversité.
Honni et banni soit le giro-broyeur et la débroussailleuse.
Par notre Mistral, les pins penchés lui donne tout son cachet.
Pourquoi vouloir les couper ?
Oui comme moi, et nous sommes de plus en plus, tu te demandes pourquoi tant de peurs, d’incompréhension, de mensonge et de conflits.
Pourquoi si peu de Villeneuvois connaissent cet endroit ?
Ceux des “Hauts” descendent peu.
Il faut bien sur se réapproprier cet espace, comme ce magnifique concert et ces sculptures.
Rappelle toi, les jeux de ta jeunesse dans les fourrés sauvages, point alors de jeux en bois ou de parc organisé et structuré, mais simplement l’imaginaire.
Je ne veux pas d’un “parc”, mais simplement d’un peu de nature.
Alors ! Si tu laisses ce PPRIF ( plan protection incendie) s’appliquer sur ces 8 ha de verdure, 5ha seront déboisés et un noyau de 3ha restera !
” Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé rappelle toi…
Quelle connerie…”

Aménagement de la colline des Mourgues


Villeneuve lez Avignon a la chance de posséder un espace naturel municipal de 8 hectares au cœur de la ville, dominant la vallée du Rhône, avec un paysage de renommé mondiale : Avignon, Le Palais des Papes, le Rocher des Doms, Villeneuve, la Chartreuse, Le Fort Saint André, au loin, le Mont Ventoux et le Comtat Venaissin, au sud les Alpilles. Un site exceptionnel dans un environnement classé par la commission nationale des sites et reconnu mondialement.

Notre municipalité, dans un souci sécuritaire, a décidé de confier à l’Office National des Forêts une mission d’étude en vue d’appliquer la norme définie dans le cadre de l’Arrêté préfectoral sur le débroussaillage et les risques incendies.

La proposition de l’ONF est de réaliser sur une largeur de 50 m et sur toute la périphérie de la colline, soit 5 hectares, un débroussaillage règlementaire en visant une discontinuité végétale horizontale et verticale.

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Extraits du dossier d’esquisse :

« Abattage des arbres dangereux et/ou des coupes sanitaires…

A minima un débroussaillement en plein sera effectué à l’aplomb des arbres adultes sur une surface équivalente au diamètre de leur houppier.

Un débroussaillement complet des zones de thalweg et des pieds de micro falaises sera réalisé sur l’ensemble de l’espace naturel…

L’ensemble des pins d’Alep implantés sur la zone terrasses en pierres sèches sera éliminé.

Le libre accès et la circulation (gabarit de sécurité) seront garantis pour les véhicules de secours. »

L’application de ces mesures conduira à une destruction complète de la colline des Mourgues.

L’ONF nous délivre une vision basée uniquement sur le risque incendie, rien sur l’aspect paysager, rien sur les vues du parc depuis l’extérieur, rien sur la faune ou la flore, rien sur la biodiversité, aucune étude d’impact environnementale. Aucune esquisse du nouvel environnement envisagé !

A plusieurs reprises l’auteur du rapport semble dépassé par l’importance des enjeux de cette étude. Il semble bien par ailleurs, qu’un véritable inventaire des arbres à abattre soit déjà élaboré ; des chiffres précis ont été annoncés par inadvertance à la commission municipale.

Le choix par la municipalité de faire réaliser cette esquisse du parc de la colline des Mourgues par l’ONF ne se révèle pas judicieux !

Avant toute décision il est indispensable de confier l’étude de ce site à des spécialistes de l’environnement et du paysage et de procéder en premier lieu à un inventaire de la faune et de la flore existante. Un avis préalable des commissions compétentes est nécessaire.

Actuellement un nettoyage et un toilettage de la végétation peut être envisagé, mais bien sûr avec des moyens et de façon durable, en respectant les saisons (reproduction des insectes et régénération des plantes annuelles) Faute d’un réel budget pluriannuel, d’intervenants compétents et d’une volonté respectueuse du patrimoine biologique, le projet sera bouclé en quelques jours au gyrobroyeur ou à la débroussailleuse comme le réalise régulièrement la ville.

Une véritable réflexion devra être menée sur :

Les accès à ce parc depuis le centre ville et depuis l’office du tourisme.

L’indispensable signalisation pour indiquer aux touristes l’extraordinaire point de vue disponible.

Les différentes possibilités d’utilisation de ce site exceptionnel pour les Villeneuvois et les touristes.

La valorisation des atouts de ce site ainsi que sa pérennité.

Le collectif éco-citoyen a visité le parc de la colline des Mourgues et ne conteste pas la nécessite de valorisation et de mise en valeur de ce site. Mais par contre s’oppose fermement à une analyse basée exclusivement sur les risques ou l’esthétique. Une véritable étude d’impact environnementale doit être réalisée.

Naissance d’un Collectif Eco-Citoyen à Villeneuve-lez-Avignon

Si vous avez regardé le film « Home » de Yann Arthus Bertrand le vendredi 5 juin, vous savez tout le mal que l’homme peut infliger à la nature.

Mais les paysages lointains que nous avons vus ne sont pas les seuls que l’on détruit. En France aussi nos sites méritent d’être protégés. L’homme a besoin de pouvoir trouver encore autour de lui des espaces libres où il peut se ressourcer.

Chez nous, à Villeneuve, depuis quelques décennies, ces espaces ont fondu, l’urbanisation a remplacé la nature. Actuellement, un projet de destruction de 48 hectares de garrigues est envisagé ; ce serait une amputation considérable de paysages encore un peu sauvages, au détriment de notre cadre de vie. Notre commune qui a conservé un caractère rural a-t-elle besoin de grandir indéfiniment ? Sera-t-il bientôt nécessaire d’aller toujours plus loin pour chercher un peu de calme ?

Un comité s’est constitué pour barrer la route à cette énorme destruction de nos espaces naturels. Rejoignez le, signez la pétition contre ce projet colossal, faites signer les amis qui partagent notre point de vue !

Le biodiversité dont nous sommes partie intégrante est très menacée. Mais de plus en plus nombreux sont ceux qui ont compris que la nature qui nous entoure est un bien précieux qu’il faut préserver. Cette prise de conscience a fait l’objet d’un document officiel : le « Grenelle de l’Environnement ». Il faut tout faire pour que ce texte ne reste pas lettre morte, il faut en exiger l’application !

Télécharger la pétition (Document PDF)


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